MARMOTTON

Un défi, rien de tel pour se dépasser. Cette fois, ce n'est pas moins que 3 cols du Tour de France que nous avons décidé de parcourir. Le col de la Croix de Fer, le Télégraphe et le Galibier. Une célèbre cyclosportive, la Marmotte, passe par ces cols et se termine avec l'ascension de l'Alpe-d'Huez. Je suis un grand fan de cette épreuve, mais trop difficile pour Nathalie seule. C'est pourquoi, nous avons décidé de faire les 3 cols en tandem (sans la montée à l'Alpe, petit parcours de la Marmotte appelé marmotton).

    Le vendredi 30 juillet, nous sommes arrivés à Saint-Jean-de-Maurienne au pied de tous ces cols mystiques. Pour faire le plein d'énergie, nous avons pris chacun nos sucres lents favoris (du riz pour Nana et des pâtes pour Guido) au souper.
    Après une nuit de sommeil reposante, le réveil a sonné à 6h30. Debout, c'est l'heure! Il est grand temps de partir à la conquête des sommets. Nous enfourchons notre tandem et remontons la vallée jusqu'à Saint-Michel-de-Maurienne. Un sacré faux-plat pour se mettre en jambe. Là, un virage à droite et c'est parti, 13 km d'ascension pour le col du télégraphe (facile!), puis une petite descente sur Valloire pour mieux remonter. L'ascension du Galibier commence par un enchaînements de faux-plats qui sont de plus en plus pentus. Notre vitesse de croisière diminue et nous enclanchons le petit plateau que nous n'allons guère quitter jusqu'au sommet. 18 kilomètres plus tard, voici le sommet! Quel effort! Et dire que Pantani a fait les 5 derniers kilomètres à 20 km/h!?! On compatit à la souffrance d'Ullrich ce jour de juillet 98.
    Au sommet du Galibier, nous sommes l'attraction de la foule. Une troupe de motards commente notre arrivée et ne nous envie pas. Après mûres réflexions, nous décidons de basculer de l'autre côté ce qui nous condamne à remonter le col de la Croix de Fer. Ainsi nous nous lançons dans la descente du col. Près de 50 kilomètres!!!
    A Bourg-d'Oisan, nous nous octroyons un ravitaillement au supermarché du coin. Assis au bord de la route, nous regardons passer des hordes de cyclistes (surtout hollandais) qui se lancent dans l'escalade de l'Alpe-d'Huez et ses 21 virages numérotés. Mais pour nous, il est l'heure de repartir et d'aller rejoindre notre ultime col, et pas des moindres. 31 kilomètres d'ascension au total avec des parties descendantes et des recs à 10% sur plusieurs kilomètres. L'enfer! Et la pluie qui s'en mêle !!!!!
    Au sommet du col de la Croix de Fer, il ne fait vraiment pas chaud et un peu trop humide à notre goût. Juste avant de basculer, un petit vieux nous demande si par hasard ce n'est pas nous qu'il avait vu au sommet du Galibier ce matin. Eh oui! La descente est dangereuse et requiert toute notre vigilance. Les deux petites remontées brûlent nos jambes.
    Enfin après 9 heures de selle, une bonne douche, nous sommes allés fêter dûment notre exploit. Après l'ivresse de l'altitude et de l'effort, voici l'ivresse de la fatigue. Bonne nuit!


 
 

col du Télégraphe 1'566 m

col du Galibier 2'646 m