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Le 5 juillet 1999 au matin, un long voyage a commencé.
Au guidon de notre tandem, nous avons traversé la Suisse et retrouvé
le Rhin à Bâle que nous avons suivi jusqu'à Amsterdam
pour aller retrouver les parents de Guido. Un total de 1'200 km parcourus
en 7 jours avec un jour de pause.
| Journal de bord :
- Lundi 5 juillet 1999 : Ecublens - Huningue 200km 6h54 - Mardi 6 juillet 1999 : Huningue - Strasbourg 140km 4h10 - Mercredi 7 juillet 1999 Strasbourg – Worms 203 km 7h30 - Jeudi 8 juillet 1999 Worms – Koblenz 152 km 5h45 - Vendredi 9 juillet 1999 Journée de repos - Samedi 10 juillet 1999 Koblenz – Düsseldorf 163 km 6h45 - Dimanche 11 juillet 1999 Düsseldorf – Oosterbeek 155km 5h54 - Lundi 12 juillet 1999 Oosterbeek – Haarlem 123km 4h33 - Mardi 13 juillet 1999 Haarlem - Mercredi 14 juillet 1999 Les Moulins - Jeudi 15 juillet 1999 Amsterdam |
Article de Presse :
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Voici quelques photos de notre super expérience :
pour tout messages voici notre email: nbaula@isuisse.com
Lundi 5 juillet 1999 Ecublens - Huningue 200km 6h54
5h30, le réveil sonne et tout commence à bouger à la maison. Les derniers préparatifs avant de s’élancer pour notre aventure : Les gourdes sont prêtes, les barres également. La chambre à air, les minutes et les cartouches sont embarquées. Les passeports, les sous... Vraiment, il faut penser à tout.
Un bon déjeuner afin de démarrer la journée au top niveau et le départ est lancé à 6h30 exactement. Déjà les premières photos et nous voilà sur les routes. Nous avons encore de la peine à réaliser que le départ a déjà sonné.
La première étape est loin d’être plate et déjà
à peine chauds que nous devons grimper sur Crissier, puis sur Cheseaux
et enfin sur Morrens.
Nous sommes contents d’être partis de bonne heure, car la chaleur
promets d’être suffocante.
Encore une petite bosse et nous voilà à Thierrens. Dès
lors nous nous laissons guider par les faux-plats du Jorat.
Nous nous faisons dépasser par mes parents autour des 8h30 aux
alentours de Payerne. En fait, nous avons rendez-vous avec eux pour déjeuner
à 9h15 au lac de Morat sur une terrasse.
Nous y arrivons pile poil à l’heure et profitons pleinement de notre première pause. Petite tresse, petit jus et la compagnie de charmants moineaux qui élisent domicile sur les roues du tandem.
Mais l’heure tourne et nous quittons mes parents pour reprendre les routes, cette fois vers l’inconnu.
C’est à ce moment-là que nous arrivons vraiment à
réaliser que nous sommes partis, car les paysages et les routes
nous deviennent totalement inconnus.
Nous traversons le Seeland, Aarberg, puis Lyss et enfin arrivons à
Soleure, notre seconde halte. Nous mangeons un petit quelque chose sur
une terrasse de la place et devons faire le plein des gourdes. Avec cette
chaleur, nous consommons pas mal de liquide...
Encore quelques kilomètres de plat, puis il faut songer à passer le Jura. La côte commence. Zut, ça commence bien : J’ai une alerte au genou et je dois m’arrêter d’urgence pour stretcher et masser. Finalement je crois que c’est une fausse alerte, la douleur est passée et nous pouvons reprendre notre ascension sans embûche jusqu’au sommet de notre périple à quelque 774 mètres d’altitude.
Nous redescendons dans la plaine et faisons une petite halte pour à
nouveau remplir les gourdes. Puis le bout droit qui nous emmène
tranquillement sur Bâle.
Là, il nous faut prévoir quelque chose à boire
pour demain, car nous sommes seuls encore jusqu’à demain soir, où
mes parents nous rejoignent à Strasbourg.
Petit arrêt à la coop. où nous achetons une boîte de poudre isostar. Mais comment la transporter jusqu’à l’hôtel, quelques kilomètres plus loin sans qu’elle nous embête ? La gourde d’un litre est vide. Nous remplissons donc cette dernière de poudre et passons tranquillement la douane. C’est de la bonne ???
Voici Huningue et notre hôtel. Nous rallongeons de 2 kilomètres pour arrondir à 200. Joli Willy... Il est près de 16h10 lorsque je téléphone à mes parents pour les rassurer de notre état physique et moral...
Nous mettons le tandem dans le garage et prenons possession de notre chambre. Enfin une petite douche. Malheureusement, nous n’avons que nos habits de vélo, mais ça ne fait rien. Une petite sieste devant le Tour de France. Eux, ils n’ont fait que 184km...
Vers 19h00, nous songeons tout de même à nous mettre quelque chose dans l’estomac et descendons. On nous propose le menu du jour ou la carte. Etant donné le menu, nous optons pour la carte. Mais les rires, car la salle est assez classe et nous sommes en cuissard maillot. Nous sommes une attraction pour une poignée de gamin qui mangent avec leurs grands-parents.
J’avoue que c’est bon et que ça passe très bien. Nous allons ensuite nous coucher pour une bonne nuit de sommeil plus que méritée.
Mardi 6 juillet 1999 Huningue - Strasbourg 140km 4h10
Nous nous réveillons vers 6h30 et nous préparons gentiment
à aller déjeuner. Malheureusement, le temps et des plus maussades
et nous lâche des tombes d’eau...
Nous prenons donc notre temps et remontons en chambre. La pluie s’est
gentiment calmée. Nous attendons encore un peu que la route sèche
la moindre et partons vers les 8h30.
La route est presque sèche, mais le ciel menace sérieusement.
Le but aujourd’hui est de rouler le plus possible sans se faire mouiller.
Nous avons quitté définitivement le profil vallonné
de la Suisse pour les grands plateaux. Et les seules bosses sont les ponts.
Le paysage ne varie que très peu et nous roulons, soit au milieu
de la forêt, soit au bord du Rhin. Les pauses sont courtes et uniquement
en cas de besoin urgent, car la menace pèse toujours lourdement
sur nos épaules. Ce n'est pas une course contre-la-montre, mais
contre les nuages !?!
Finalement après plus de 120km de route, le ciel devient de plus en plus noir et il commence à pleuvoir, mais sérieusement. En moins de 10 secondes nous sommes complètement trempés. Heureusement, il ne nous reste plus qu’une petite vingtaine de kilomètres jusqu’à Strasbourg. Il ne fait pas trop froid, même mouillés. Les premières gouttes sont pénibles, mais une fois trempés, la situation est presque comique.
Arrivés en ville, il nous faut trouver l’hôtel. Nous allons donc à l’office du tourisme pour chercher une carte. Nous sommes toujours aussi détrempés, mais la pluie a cessé. Dieu merci nous ne sommes plus très loin, car il commence sérieusement à faire froid. La plaisanterie a assez duré, vivement la douche et des vêtements secs.
Finalement, il est 13h15 lorsque nous parvenons à notre hôtel. Celui-ci est en réparation et promet de devenir assez chouette et moderne. La miss nous apprend que mes parents viennent d’arriver et qu’ils sont allés parquer la voiture. Nous laissons donc le tandem dans le local et montons tranquillement dans notre chambre pour nous doucher, et surtout enlever nos vêtements.
La chambre est chouette, mais toute petite, ce qui fait qu’une fois
les habits suspendus pour qu’ils sèchent, on ne sait plus trop où
marcher...
A peine propres et devant le Tour que j’entends mes parents arriver.
Ils sont juste à l’étage au-dessous du nôtre. Je mets
donc juste un linge autour de moi et descends vers eux. Maman monte nos
sacs et nous pouvons enfin nous habiller correctement. Je dois avouer que
ça fait beaucoup de bien.
Nous nous donnons rendez-vous à 14h00 et papa nous masse un peu les jambes, histoire de nous retaper. Nous partons ensuite faire un petit tour en ville.La vieille ville de Strasbourg est vraiment mignonne comme tout. Et nous profitons pleinement de notre après-midi. Nous pouvons admirer les jolies maisons avec leurs colombages et buvons des petits jus sur les terrasses. Papa nous dit qu’il peut rentrer car il a déjà bien réussi ses vacances...
Je vais m’acheter des caleçons, car je commence à avoir
la marque des coutures de mon cuissard gravées dans les fesses et
ça ne fait pas du bien du tout...
Mais l’heure avance tout de même et il est temps de trouver un
restaurant pour manger une bricole. Nous avons à nouveau beaucoup
de chance et trouvons une petite véranda en bois tout au bord du
Rhin. Très attrape touriste au premier abord, mais les prix sont
meilleurs marchés qu’ailleurs. Nous mangeons bien.
Il est tout de même bon de noter que Plumeau est de la partie.
Il est des plus adorables et m’épate même en bien.
Après le repas, nous rentrons tranquillement à l’hôtel
et allons nous coucher.
Mercredi 7 juillet 1999 Strasbourg – Worms 203 km 7h30
Nous mettons le réveil à 7h30 et nous retrouvons à
8h00 pour le déjeuner. Un bon petit buffet pour démarrer
la journée en pleine forme.
Nous quittons l’hôtel à 9h00. Le temps n’est pas si mal.
Nous quittons Strasbourg sans encombre et nous retrouvons dans les bois
de la ville en évitant la circulation. C’est tip-top.
Mais cette étape commence très vite à mal tourner.
Plusieurs villages sont en travaux. Ce qui implique des déviations,
et donc des kilomètres supplémentaires.
Peu avant la frontière, nous faisons à nouveau un détour
de quelques kilomètres par la faute des panneaux.
Puis c’est au tour des pistes cyclables de nous faire des surprises. Elles sont très bien indiquées pendant des kilomètres, puis tout à coup plus rien… Il faut donc se débrouiller pour retrouver notre route…
Après une centaine de kilomètres, nous nous trouvons à nouveau paumé dans la nature. Nous demandons notre chemin à une charmante allemande qui veut nous envoyer à Karlsruhe par l’autoroute. Heureusement, nous voyons un panneau indicateur montrant notre situation. Celui-ci montre une piste cyclable longeant notre Rhin. Ca c’est une bonne nouvelle. Pendant des kilomètres, nous ne voyons pas une voiture et sommes au milieu des champs, en pleine nature.
Nous suivons donc notre piste lorsqu’un carrefour se trouve devant nous. Nous choisissons de tourner à droite, mais nous nous retrouvons face à un grillage, nous rebroussons chemin et empruntons la deuxième possibilité qui nous était offerte. Malheureusement, nous nous retrouvons sur un chemin en graviers, qui devient de plus en plus mou. Nous avançons à 15km/heures. Nous continuons encore un peu pour voir si la route redevient asphaltée. Mais au bout de 5km, nous commençons à enfoncer sérieusement et nous décidons à rebrousser chemin.
Nous retrouvons la route et suivons un autre panneau qui nous emmène
au milieu d’une zone industrielle qui se termine par un giratoire en cul-de-sac.
Chouette… Cela fait déjà 20 km que nous n’avons plus
rien à boire, et commençons sérieusement à
avoir faim. Le silence s’est installé entre nous. Vivement que ça
s’arrête.
L’heure avance de plus en plus et nous arrivons enfin à Speyer. Mais il est déjà 15h50, nous avons rendez-vous avec mes parents à 16h00, mais à l’hôtel. Ce dernier se trouve à environ 50 km d’ici et nous avons déjà plus de 140 km au compteur. Une station service en vue. Ouf ! Nous allons pouvoir refaire le plein et avertir mes parents de notre retard.
Nous achetons une carte téléphonique. Mais impossible
de joindre papa sur le natel. Finalement, nous appelons les parents de
Guido pour qu’ils avertissent l’hôtel de notre retard. Les gens de
la station service nous montre le chemin le plus adéquat pour sortir
de ce labyrinthe. Et nous voilà repartis pour la dernière
ligne droite.
Encore quelques surprises liées à la mauvaise indication
des pistes cyclable, mais sans trop de détour remarquable.
Enfin les panneaux Worms avec indication kilométrique. Il ne reste plus que 5-6 kilomètres… Pour nous mettre un peu de baume au cœur, nous croisons des dizaines de petits lapins dans les champs tout au long des derniers kilomètres.
Puis enfin le panneau Worms. Il ne nous reste donc plus qu’à trouver l’hôtel. Pas question de tourniquer des heures. Nous demandons tout de suite notre chemin à un passant et nous tombons dessus tout de suite.
Lorsque nous arrivons, mes parents revenaient. Ils avaient été
promener le chien pour la Xième fois depuis 16h00.
Effectivement, il est déjà 19h30 et ils avaient compris
½ heure à 1 heure de retard et non 1heure à 1 ½
heure. Ils se faisaient donc un sang d’encre depuis quelque temps…
Tout va bien qui fini bien. Nous prenons possession de notre chambre et prenons une bonne douche. Nous nous retrouvons à 20h00 pour aller manger une morse. Le restaurant est assez sympa et Plumeau a même la chance de rencontrer deux petits copains comme lui.
Guido a faim pour 4. Non seulement il mange son assiette, finit la mienne et celle de ma maman et en plus s’achète un big-mac. Je crois qu’il a été chercher assez loin dans ses réserves.
Mais nous ne faisons tout de même pas long feu avant de nous endormir.
Jeudi 8 juillet 1999 Worms – Koblenz 152 km 5h45
Nous mettons le réveil à 6h45 et nous retrouvons pour
le déjeuner à 7h15. Le départ est donné à
8h00. Mais que va nous réserver cette étape ? J’avoue que
je ne suis pas très positive ce matin et que je me réjouis
ce soir. Eh ! oui, demain c’est jour de repos.
Bref, il faut tout de même y aller…
Nous avons rendez-vous après 90km environ pour manger une bricole
et avons 4heures devant nous. Normalement, il ne devrait pas y avoir trop
de problème.
Nous sortons de Worms sans encombre, les panneaux sont assez clairs.
Nous sommes aux bords de la grande route, mais séparés par
une bande d’herbe. C’est bien, on se sent en sécurité malgré
le trafic assez dense ce matin.
Mes parents nous dépassent à l’entrée de Mainz. Nous sommes contents, aucune mauvaise surprise jusqu’à présent. Nous traversons cette grande ville sans embûche et suivons notre ligne. La piste cyclable est juste à contresens par rapport à la circulation, mais cela ne pose pas de problème. Mais les flèches indiquent la droite. Nous traversons donc tout le trafic et suivons les panneaux.
Est-ce une plaisanterie ou non ? On ne saura jamais. Toujours est-il que la jolie route asphaltée se transforme en petit sentier en terre qui devient de moins en moins praticable. Il doit faire à peine 1 mètre de large et est encadré de jolis murs d’orties. Heureusement pas trop long. Mais il a plu hier et le chemin boueux. Nous ressemblons plus à des VTTistes sortant d’une course qu’à des routiers…
Ce périple a tout de même durer une bonne dizaine de kilomètre
et l’avance n’a pas été des plus rapide. L’heure tourne…
Nous retrouvons tout de même notre bonne route bien lisse et
rattrapons notre retard. De gros nuages noirs sont justes derrière
nous, mais nous échappons à la douche.
Mes parents nous attendent au bord de la route comme prévu.
Nous nous restaurons et reprenons notre route. La piste cyclable a presque les pieds dans le Rhin. Il n’y a qu’un serpentin ininterrompu de cyclistes et le paysage est vraiment sublime.
Nous faisons une petite halte 40km plus loin pour boire un jus avec mes parents. Nous échappons de justesse à une douche mémorable, que nous observons depuis notre terrasse.
Je dois avouer que nous en avons un peu plein les baguettes et que nos fesses nous font souffrir. Mais il ne reste plus qu’une vingtaine de km que nous avalons sans trop de peine. Guido fait juste une petite fringale et avale les dernières barres qu’il nous restait.
Nous arrivons à notre hôtel sans problème. Mes parents sont allés rechercher la voiture car il y a un parc à l’hôtel. Ils arrivent presque en même temps que nous dans le hall de l’hôtel. Il ne nous reste plus qu’à embarquer nos valises et le tour est joué. Une bonne petite douche, puis nous retrouvons mes parents dans leur chambre.
Nous partons ensuite en ville regarder un peu puis chercher une terrasse sympa. Nous trouvons une petite pizzeria. Le serveur ressemble comme deux gouttes d’eau à Bellini et est très drôle. Tout le monde mange une pizza sauf moi. Je mange une bonne salade composée.
Mais la journée a tout de même été longue et nous ne mettons pas longtemps à nous endormir.
Vendredi 9 juillet 1999 Journée de repos
Je me réveille vers les 7h30. Guido dort toujours. Comme j’ai entendu que mes parents étaient réveillés, je vais leur dire bonjour. J’en profite pour faire un peu d’électricité sur la nuque. Puis Guido nous rejoint.
Nous nous retrouvons pour déjeuner, mais la miss nous fait comprendre que le chien n’est pas le bienvenu. Nous laissons donc tout en plan, et quittons l’hôtel sans rien manger. L’ambiance pendant quelques dizaines de minutes est assez tendue. Maman est fâchée contre l’hôtel. Guido ne comprend rien et est un peu fâché aussi. Moi aussi.
Mais heureusement, nous trouvons une croissanterie sympa et après
le déjeuner le beau fixe est de retour pour tout le monde.
Nous allons faire un tour le long de la Moselle et du Rhin. Guido suggère
ensuite de prendre la voiture et d’aller boire un vin de Moselle à
sa source. Il arrive à convaincre papa et nous retournons donc tranquillement
à l’hôtel.
Vers les midi, nous repartons donc en voiture faire notre petite ballade.
Nous trouvons une terrasse sympa, mais apparemment nous ne sommes pas le
bienvenu. Nous reprenons donc la route et cette fois c’est la bonne. Mais
aux premiers abords, nous étions sceptiques car un mariage vient
de débarquer. Heureusement, fausse alerte.
Nous dégustons donc notre petit vin au bord de la Moselle. Tout
le monde est content, Guido car il a eu ce qu’il voulait, et papa car il
n’a pas fait trop de km et nous de voir nos hommes contents…
Nous rentrons donc poser la voiture et repartons à pied en ville. Les hommes veulent manger un sandwiche aux crevettes. Mais nous ne faisons pas long. Nous rentrons faire une petite sieste avant d’aller manger.
Là, nous avons à nouveau de la chance. Nous trouvons un
restaurant sympa au bord du Rhin. Le serveur parle très bien le
français et l’ambiance musique est chouette.
Journée de repos assez fatigante tout de même et nous
allons nous coucher sans histoire.
Samedi 10 juillet 1999 Koblenz – Düsseldorf 163 km 6h45
Et voilà, il faut repartir. Nous mettons le réveil à
6h45. Nous avons décidé de déjeuner à l’hôtel
et de faire un tournus avec mes parents à cause du chien.
Guido et moi descendons donc à 7h15. Je remonte vers la demie
afin de permettre aux parents de descendre aussi et prends le chien dans
la chambre.
En attendant que tout le monde ait fini, je prépare les gourdes
et le ravitaillement du jour.
Nous partons donc vers les 8h15. Nous traversons le Rhin, car en principe c’est plus simple. Après à peine quelques km, nous nous faisons déjà éjecter de la route principale et devons faire un détour engendrant quelques dénivelés supplémentaires. Ca commence bien.
Mais finalement, la piste cyclable est très bien indiquée et nous nous retrouvons sur une charmante petite route sans trop de circulation.
Un cyclotouriste nous prend la roue et après quelques kilomètres, nous demande où nous allons. Il nous suggère de changer de rive car il est plus aisé de traverser Bonn et Cologne depuis la rive gauche et en plus c’est plus joli. Nous prenons donc le bac et traversons le Rhin.
Je ne sais pas si c’est plus joli, mais on verra bien. Par contre, nous devons nous tromper un peu de route, car nous nous retrouvons sur une nationale assez fréquentée. Personnellement, je ne crois pas qu’il nous ait fait traverser pour ça…
Mais après quelques kilomètres de détours, nous retrouvons la piste que nous suggérait notre ami allemand. Effectivement, c’est très joli. Nous nous retrouvons sur une petite route au bord du Rhin. Nous nous arrêtons boire un petit jus après une septantaine de km, histoire de se changer les idées.
Tous les Allemands sont de sortie à bicyclette. C’est marrant. Arrivés peu avant Bonn, nous faisons tout de sorte de plaisanteries à son sujet. Elle est bien bonne ! ! Et nous nous retrouvons sans même y avoir pensé en dehors de la ville et même de la banlieue.
Puis nous arrivons en vue de Cologne. Nous décidons de faire une petite halte. J’ai une envie d’un bout de pain et de choc. C’est la folie. Malheureusement, je ne trouve pas mon bonheur. Tant pis, nous buvons quand même un bon petit coca sur une terrasse sympa.
Mais ce n’est pas tout ça, il nous faut reprendre la route. Petite piste au milieu des champs. C’est chouette, mais on commence à fatiguer.
Tout à coup, un bus est planté au milieu de notre route. Nous sommes coincés derrière à 15km/heure. On arrive finalement à le dépasser. Mais étant donné que notre route débouche sur une passerelle pour grimper sur le pont, nous nous posons la question du sort de notre fameux bus…
Enfin nous nous trouvons sur le pont qui nous mène à Düsseldorf. Il ne nous reste plus qu’à trouver notre hôtel. Nous nous dirigeons à la gare et trouvons un panneau de situation. De là, pas de problème pour nous diriger.
Lorsque nous arrivons, mes parents ne sont pas là, ils sont allés se promener. Mais nos sacs nous attendent dans notre chambre. Mais j’ai juste le temps de prendre une douche que mes parents arrivent. Ca tombe bien, papa vient me masser le dos et surtout la nuque tout en regardant l’étape du Tour.
Nous faisons une petite sieste et nous retrouvons à 18h00 pour aller manger. Nous longeons la Königs Allee. C’est la rue de Bourg de Lausanne. Vraiment chic et classe. Le contraste est assez violent avec le quartier voisin qui ressemble étrangement à la place St-Laurent.
Nous mangeons sur la place. Il y a la fête du livre et plein de stands dehors. En fin de repas, il y a la fanfare qui se met juste à côté de nous. C’est la folie comme c’est fort.
Nous rentrons ensuite tranquillement à l’hôtel pour dormir un peu.
Dimanche 11 juillet 1999 Düsseldorf – Oosterbeek 155km 5h54
Réveil comme d’habitude. Puis nous partons. Les panneaux sont assez clairs, donc pas de problème pour quitter la cité. Par contre, une fois en banlieue, une bifurcation à droite et non à gauche nous engendre un détour de quelques kilomètres.
Normalement, cette étape devait être assez désagréable, car nous devons traverser la Rhur. Mais, grâce aux pistes cyclables et autres petits chemins, nous ne voyons pas une seule usine. Nous sommes vraiment étonnés et plutôt contents de l’excellente nouvelle.
Nous faisons une petite pause juste avant la frontière au MC Do. Je goûte enfin cette nouvelle salade de tomates et mozzarella que nous avons vue et revue en pub sur les murs…
Quelques kilomètres encore et nous voici aux pays des vélos.
Une fois arrivés à Oosterbeek, nous tourniquons un peu et bifurquons une rue trop vite. Résultat des courses : impossible de trouver notre pension. Nous sommes obligés de demander notre chemin et nous retombons sur nos pieds.
La miss nous explique que nous pouvons choisir entre une chambre à quatre et une chambre à deux lits. Dans un premier temps, nous choisissons la chambre à deux lits.
Nous montons à notre chambre et retrouvons mes parents dans la
leur, prenons possession de nos bagages lorsque les parents de Guido arrivent.
Il est environ 16h00.
Finalement, nous changeons de chambre, car la chambre à quatre
ne donne pas sur la route.
Après un bon bain bien mérité, nous retrouvons nos parents sur la terrasse. Evidemment, lorsque nous arrivons vers eux, ils sont en train de fumer. Ils ont profité de notre absence et sont pris en flagrant délit… Après un petit jus, mon papa monte me masser la nuque qui me fait toujours mal.
Il me refait toute neuve et nous redescendons. L’heure tourne tout de même et les estomacs commencent à râler. Mais, il est inutile d’aller chercher un restaurant ailleurs. La carte de notre pension nous convient très bien. Le papa de Guido nous offre donc le repas, qui nous ravit.
La maman de Guido joue déjà son rôle de maman et nous a apporté des paquets de biscuits. Guido est tout content de revoir enfin ses parents. Ca faisait tout de même une sacrée paie qu’il ne les avait pas vu.
Puis, il est l’heure d’aller au lit pour les petits. Il nous reste tout de même encore une étape… Mais avant de sombrer dans le sommeil du juste, nous faisons honneur aux biscuits… Gourmandise oblige…
Lundi 12 juillet 1999 Oosterbeek – Haarlem 123km 4h33
Dernière étape. Nous mettons le réveil à 6h45 comme tous les matins et nous retrouvons tous en bas à 7h00 pour déjeuner. Mais, tout est fermé. Il nous est impossible d’entrer dans la salle et personne n’est à l’intérieur.
Nous patientons un peu et finalement la miss arrive à la demie.
Elle a eu une panne de réveil.
Nous déjeunons donc et partons à 9h00.
Nous sommes motivés pour cette dernière journée et avançons bien. Après quelques 40 km, nos parents nous rattrapent et nous nous arrêtons vers eux. Les parents de Guido sont étonnés de notre rapidité. Nous sommes à nouveau les cibles des appareils de photos, mais nous n’essayons pas d’y échapper. Nos papas en profitent pour regarder notre itinéraire sur la carte.
Nous prenons tranquillement la route des canaux et nous trouvons encerclé de petites maisons en bordure des canaux. C’est vraiment super joli. Encore une petite halte coca puis les derniers 40km.
Cette étape nous paraît étonnamment courte et nous arrivons chez les parents autours des 14h00. Nous sommes enchantés et pas encore certains de l’avoir vraiment fait. Mais…
Nous avons réussi !!!
Une bonne douche réparatrice et un petit verre puis mes parents nous quittent. Nous nous affalons devant le tour de France et nous voilà déjà dans les bras de Morphée.
Nous allons ensuite porter les photos et acheter une petite bricole
à mes parents pour les remercier de l’assistance.
Nous nous retrouvons toute l’équipe pour manger chinois. Puis
c’est au dodo que nous allons revivre notre périple.
Le réveil se fait tranquillement à 7h30, mais cette fois
on ne saute pas du lit. Pas de kilomètre, pas de route, rien. C’est
fini.
On se lève gentiment et faisons un brin de toilette, puis les
krettenbel pour le déjeuner. Mes parents viennent pour 10h00. Papa
va faire quelques kilomètres dans les dunes avec Guido.
Pendant ce temps, j’en profite pour aller montrer le centre ville à maman. C’est chouette. La première chose est bien évidemment un cappuccino sur une terrasse. Mais derrière nous, deux miss en boivent un dans une tasse énorme. Ca fait vraiment envie.
Puis tranquillement, nous visitons un peu le centre et prenons un peu
de bon temps.
Nous retournons chez les parents pour 13h00 et mes parents nous laissent.
Vers 14h00, le papa nous embarque et nous invite à manger du poisson dans un nouveau petit restaurant.
Puis nous allons faire les courses et nous nous reposons devant la TV.
Mercredi 14 juillet 1999 Les Moulins
Nous allons chercher mes parents pour 10h00. Je laisse Guido avec ses parents et j’embarque avec les miens. Le papa nous emmène voir les moulins. Nous devons prendre le bac avec la voiture.
La petite ballade dans le village d’en temps,visites des moulins d'époque, puis une croisière en péniche.
Nous repartons ensuite pour Vollendam, village de pêcheurs, où toute l’équipe mange des harengs, des sandwiches aux crevettes ou des frites. Sauf moi, qui ai suffisamment déjeuner ce matin. Et voilà ! Tout le monde s’y met : tu n’as pas faim ? Tu veux rien manger ? Je pique la mouche et m’en vais pour être tranquille un moment. Ma maman a bien vu que ça n’allait pas et me rejoint. Je vide un peu mon sac et ça va un peu mieux. Mais je reste seule avec elle un moment.
Nous allons ensuite boire un café sur une terrasse et là je prends une petite tranche de gâteau. Nous allons ensuite acheter les anguilles et les maquereaux pour ce soir et un sandwiche aux crevettes pour moi.
Nous rentrons et maman et moi allons vois si les photos sont arrivées pendant que les hommes regardent le tour de France.
Etant donné que nous avons un tout petit peu de temps devant nous, je propose à maman un de ces énormes cappuccino, histoire de voir une fois. Nous en profitons pour regarder une première fois les photos. Encore un léger petit tour en ville et nous devons déjà rentrer car l’heure tourne à une vitesse épouvantable.
Nous buvons un petit jus et nous mettons gentiment à table. C’est
comique de voir papa se dépatouiller avec sons anguille pour la
peler.
Puis au lit.
Jeudi 15 juillet 1999 Amsterdam
Nous partons à 8h00, avant le déjeuner avec le tandem.
Guido a envie de me montrer les petits lapins dans les dunes.
Normalement, c’est une réserve naturelle et l’entrée
est payante. Mais il n’y a personne. Nous y allons tout de même et
verrons bien. En effet, c’est super joli. Au premier abords, nous n’en
voyons pas, mais petit-à-petit nous pouvons en apercevoir par-ci
par-là.
Après cette petite promenade dans les dunes, nous voulons aller boire un café sur une terrasse, mais tout est encore fermé. Nous rentrons donc tranquillement à la maison pour déjeuner.
Après avoir mangé, Guido va voir les programmes de son
papa et j’en profite pour trier un peu les photos. J'ai beaucoup de pein
à réaliser que nous avons fait tout ça.
Nous dînons ensuite de poulet et d’épinards.
Mes parents viennent vers les 13h30 et nous partons à pieds pour la gare. Nous allons à Amsterdam en train. Lorsque nous descendons du trains, nous tombons nez-à.nez avec des centaines... que dis-je des milliers de vélos. Nous visitons un peu le centre ville et profitons des terrasses.
Je trouve une super paire de souliers et en profite pour liquider mes
baskets qui sont en train de rendre l’âme.
Les hommes dégustent régulièrement des croquettes.
Nous allons manger dans une pizzeria. Moi, je prends une salade.
Puis nous allons jeter un coup d’œil dans le quartier chaud avant de
rentrer sur Haarlem. Arrivés à la gare, il commence à
pleuvoir assez fort. Nous appelons donc le papa pour qu’il vienne nous
chercher. Lorsqu’il arrive, la pluie a cessé, mais temps pis.
FIN